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Conférence régionale du Sport / Objectif : "Livrer un diagnostic territorial"

Aurélien Pinet, conseiller d’animation sportive à la DRAJES Nouvelle-Aquitaine, a préparé le pilotage et l’installation de la Conférence régionale du Sport en Nouvelle-Aquitaine. Il revient sur ses missions et les objectifs de cette déclinaison territoriale de l’Agence nationale du Sport.

En quoi consiste votre fonction ?
J’ai 2 missions principales à la DRAJES :
- Une mission sur la coordination des campagnes d’équipements sportifs, campagnes de subventions ANS.
- Mon autre mission, c’est le pilotage et la coordination de la Conférence Régionale du Sport dans notre région.

Quel rôle avez-vous joué dans la mise en place de la Conférence régionale du Sport (CRS) en Nouvelle Aquitaine ?
Je suis en poste depuis le 1er janvier 2020 et effectivement, c’était une mission déjà bien fléchie dans ma fiche de poste. Rapidement j’ai travaillé sur le passé et l’ancienne Conférence Territoriale du Sport qui existait déjà en Nouvelle Aquitaine.
Mon rôle a été dans un premier temps de prendre en compte ce qui avait été fait au sein de cette conférence territoriale pour préparer le pilotage et l’installation de la prochaine Conférence régionale du Sport. Dans un deuxième temps, j’ai travaillé de façon partenariale avec les différents acteurs et les différentes institutions qui gravitent autour.

Quels outils avez-vous utilisés pour permettre la mise en place de cette Conférence ?
Ça a été surtout d’une manière très concertée et très partagée avec les techniciens des autres institutions. C’est-à-dire que depuis quelques mois déjà, nous avons travaillé et mis en place un comité de préfiguration avec les partenaires. On se réunissait plutôt très régulièrement, bien sûr avec mon ancien Directeur Régional qui était M. Patrick Bahegne et avec mon nouveau Délégué Régional qui est Mathias Lamarque. On a travaillé de concert avec les différentes institutions pour prendre la bonne direction et pour qu’on soit tous d’accord sur la route à tracer et la feuille de route à définir sur cette conférence.

L’Agence nationale du Sport vous a-t-elle aidé dans cette mise en place ?
Effectivement avec l’aide d’Anne-Lise Quiot, chargée de mission auprès des territoires, on a pu avoir un retour d’expérience sur ce qu’il se passait dans les autres régions. On a pu avoir des aiguillages sur des moyens financiers à venir ou à prévoir et bien sûr sur le relais sur tout ce qui était gestion et désignation des membres. Pour la région Nouvelle-Aquitaine, on a 72 membres désignés sur la conférence donc, effectivement, la désignation se faisait avec des institutions nationales et Anne-Lise a été d’une précieuse aide sur ce dossier.

De quelle manière vous a-t-elle aidé ? Est-ce qu’elle vous a fourni des outils ?
Pas vraiment : c’était surtout des échanges. Je lui ai fait intégrer le comité de préfiguration. Elle a pu être présente et elle a pu elle aussi partager ce qu’on faisait sur la Nouvelle-Aquitaine auprès des autres acteurs et des autres régions. C’était surtout par le biais d’échanges de bonnes pratiques sur ce qui se faisait et ce qui devait se faire avec une vision un peu nationale et avec notre vision régionale.

Comment avez-vous mobilisé les personnes localement autour de la Conférence Régionale du Sport ?
On les a fait adhérer, ça s’est fait plutôt naturellement parce qu’on s’entend déjà bien. Chaque institution a des priorités, des missions. Le but était qu’on arrive à organiser et à harmoniser nos missions dans cette conférence et que chaque mission de chaque institution puisse se retrouver dans cette conférence. Tout naturellement les acteurs étaient présents et voyaient l’intérêt et les perspectives à être présents autour de la DRAJES et au sein de ce comité de préfiguration.

Comment avez-vous perçu l’organisation de la Conférence en Nouvelle-Aquitaine ?
L’organisation, en tout cas l’installation, a été très complexe forcément par rapport à cette période sanitaire sur ce qui était prévu depuis des mois. Quelques semaines avant on a dû modifier, adapter, revoir l’organisation générale plus d’une fois. Ça a été vraiment ça, le plus complexe : s’adapter en fonction de la situation sanitaire entre le présentiel, la visio etc.
C’était le plus complexe tout comme continuer à communiquer avec les partenaires parce que l’objectif était qu’on ne soit pas les seuls à décider, qu’on soit dans une décision collégiale. Bien sûr en tant que pilote on organisait un peu tout mais il fallait aussi qu’on communique pour qu’on soit tous d’accord sur les choses à mettre en œuvre par le biais de cette installation.

Quels sont les avantages des CRS ?
L’avantage premier est qu’on harmonise un peu nos différentes politiques en matière de sport et qu’on puisse justement y voir soit des aspects complémentaires, soit des aspects où chacun puisse y amener sa politique propre, en étant tous autour de la même table pour parler de sport et parler du sport régional. Cette politique commune sert à nos politiques respectives : c’est ça l’essentiel de la conférence, que ce soit vraiment une table où tous les acteurs soient bien présents et réunis pour qu’on puisse tous avoir notre feuille de route sur les années à venir.

La Conférence régionale du Sport s’est installée assez récemment, mais avez-vous pu en tirer déjà̀ des bénéfices ?
Pour la Nouvelle-Aquitaine en tout cas, on avait choisi de travailler avant l’installation sur le fait d’aller rencontrer les acteurs des territoires et des 12 départements. L’aspect bénéfique, c’est qu’on a déjà travaillé, déjà pris contact avec les territoires, avec les différents acteurs de terrains sur les missions et les enjeux de cette conférence. Donc on a déjà fait un pré-travail assez important sur le fait que la mobilisation soit forte autour de l’installation. On peut presque dire que c’est positif parce que le jour de l’installation on avait presque tous nos membres identifiés et quasiment présents lors de l’installation. Du coup maintenant le travail autour de cette conférence peut rapidement être mis en œuvre. Le travail fait en amont, en tout cas, permet d’être plus efficace et rapide dans la manière de travailler collégialement.

Quelles sont vos missions ?
Maintenant mes missions sont un peu différentes parce qu’effectivement avant, j’étais dans le pilotage de l’installation car le décret demandait aux services de la DRAJES d’installer cette conférence. Maintenant on est vraiment dans une nouvelle gouvernance officielle avec tous les acteurs autour de la table. Le rôle de l’État doit s’effacer mais doit être aussi présent autour de la table. Mes missions sont d’être aussi présents que les autres acteurs dans cette conférence et aussi présents pour la rédaction du prochain diagnostic territorial et bien évidemment la rédaction du prochain projet sportif territorial qui va donner la feuille de route sur les prochaines années pour notre région.

Quels sont les objectifs de la Conférence régionale du Sport en Nouvelle-Aquitaine à court terme ?
Pour 2021 à court terme, c’est très simple : livrer le diagnostic territorial afin que celui-ci soit un outil pour les futures commissions qui seront mises en place. Nous avons déjà fixé nos 3 commissions qui sont : la commission des territoires, la commission des développements des pratiques, la commission communication. Il s’agira donc d’installer ces commissions et de commencer les groupes de travail avec l’outil du diagnostic territorial qui pourra aider dans la prise de décision. Les mois à venir sont du travail pour rédiger le prochain projet sportif territorial.

Et à plus long terme ?
On n’a pas vraiment d’objectifs, on a tous les enjeux qui gravitent autour de notre environnement. Maintenant ça va être aux membres et aux acteurs de terrain de décider justement la feuille de route que doit écrire cette conférence. Pour l’instant on est juste là pour aider à rédiger, aider à inscrire dans ce PST. Effectivement en 2022 on ne sait pas ce qui va être préconisé, ce qui va être décidé. À ce jour, c’est un peu une feuille blanche. En tout cas on est prêt à travailler collégialement dès 2022 sur les préconisations qui seront fixées par cette conférence.

Quel est l’état du sport sur le territoire néo-aquitain ?
Le sport est dans une période assez délicate forcément, avec la crise sanitaire. Les clubs, les comités, les ligues sont en souffrance. On espère que le Pass’Sport va pouvoir répondre à cette problématique auprès du mouvement sportif. La période et la crise sanitaire ont fait que le sport va devoir muter, innover, changer. Peut-être que cette conférence va permettre d’apporter des réponses et une sortie de crise à tout ça.

Comment voyez-vous les évolutions du sport, des structures, en Nouvelle-Aquitaine d’ici les Jeux Olympiques 2024 ?
On a des structures qui sont bien présentes, qui sont en veille de ces JO 2024 et qui attendent beaucoup de choses de leur organisation. À nous d’être présents et de répondre aux sollicitations pour que cet effet vitrine soit utile et intéressant pour le sport en général en Nouvelle Aquitaine. Même si la Nouvelle Aquitaine est loin de Paris et loin de ces JO, l’engouement est présent : il est là. Il y a beaucoup de choses qui se passent avec la vision des JO 2024 donc on est là. On répond aux sollicitations et on attend impatiemment que cette conférence soit présente pour aider à tous les projets à venir.

Est-ce que cette Conférence pourrait aider à accueillir des épreuves ou des délégations olympiques ?
Des épreuves olympiques ce n’est pas nous qui allons le décider mais en tout cas nous allons aider à accueillir des délégations étrangères, françaises, afin de se préparer avec les centres de préparation aux Jeux qui sont bien présents, où la région a fait beaucoup d’efforts pour les mettre en œuvre. On est prêts à accueillir ces délégations pour qu’elles viennent s’entraîner et qu’elles viennent répondre à la haute performance et à ce qu’est le haut niveau. La conférence va pouvoir aider à ça et mettre en lumière tous ces sites d’excellence et tous ces sites de notre région.

Dernière mise à jour le 21 mai 2021
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