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Conseil d’administration de l'Agence nationale du Sport du 28 juin 2019

L’Agence nationale du Sport a tenu son deuxième conseil d’administration mardi 18 juin, en présence notamment du Président de l’Agence nationale du Sport, Jean CASTEX, de la ministre des Sports, Roxana MARACINEANU, du Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), Denis MASSEGLIA, de la Présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), Marie-Amélie LE FUR ou encore de Dominique CARLAC’H (Vice-présidente du MEDEF).

Moins de deux mois après l’Assemblée générale constitutive qui a scellé la création de l’Agence nationale du Sport sous la forme d’un groupement d’intérêt public (GIP), ce nouveau conseil d’administration a permis d’affiner les critères d’intervention de l’Agence en matière de développement des pratiques, mais également en matière de haut niveau et de haute performance.

1. Une enveloppe d’un montant de 1M€ sera consacrée en 2019 au soutien de l’apprentissage de la natation et de l’aisance aquatique dans le cadre du Plan « Aisance Aquatique » initié par le ministère des Sports. Dans ce cadre, il sera proposé un appel à projet comportant deux volets : un volet « formation » pour déployer une action de formation d’instructeurs qui seront labélisés « aisance aquatique », et un volet « territoire » à destination des territoires et des associations volontaires afin d’expérimenter les apprentissages massés à destination d’enfants âgés de 3 à 5 ans. Les projets qui s’inscriront en complémentarité sur les deux volets seront privilégiés. Rappelons que cette enveloppe fait écho aux 14 M€ votés lors du premier CA de l’Agence pour favoriser la construction et la rénovation d’équipements aquatiques.

2. L’Agence nationale du Sport lancera en 2019 un appel à projets doté d’une enveloppe de 2M€ à destination des acteurs socio-sportifs pour mettre en œuvre des projets innovants. Les projets soutenus devront démontrer concrètement en quoi le sport, ses pratiquants et/ou licenciés sont porteurs d’innovation sociale. Ils valoriseront des démarches participatives et des actions partenariales et d’ouverture vers d’autres sphères. L’Agence souhaite ainsi inciter les acteurs du sport et du monde socioculturel à s’inscrire dans ce processus d’innovation, de partenariats et de développement ; et les accompagner financièrement.

3. 7M€ par an seront réservés aux territoires ultramarins dans le cadre des Contrats de Convergence et de Transformation (2019-2022) qui permettront de financer des projets de construction ou de rénovation structurante d’équipements sportifs ainsi que l’acquisition de matériels lourds destinés à la pratique sportive en Outre-mer mais aussi en Corse.
L’Agence nationale du Sport et le ministère des Outre-mer (Programme 123 - FEI) financeront à parité les projets sportifs ultramarins à hauteur de :

  • 9 M€ pour la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique,
  • 11 M€ pour La Réunion et Mayotte,
  • 1 M€ pour Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin,
  • 2 M€ pour la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie Française.
    Soit un financement de 56 M€ sur 4 ans pour la réalisation d’équipements sportifs en Outre-mer dont 28 M€ pour l’Agence nationale du Sport.

4. Ce Conseil d’administration a également permis l’adoption des critères d’intervention financière relatifs à l’accompagnement des sportifs de haut niveau. L’Agence a pour objectif prioritaire la réussite des sportives et des sportifs français dans les épreuves mondiales et notamment d’augmenter le nombre de médailles aux Jeux Olympiques et Paralympiques. Dans ce cadre une attention toute particulière sera portée sur la situation sociale, personnelle de chacun des sportifs, critère déterminant de la performance.
Outre les Aides Personnalisées (AP) en direction des sportifs de haut niveau, l’Agence va déployer une nouvelle allocation de ressources pour des sportifs identifiés comme « potentiels médaillables » sur les prochaines olympiades et paralympiades. Des bourses leur seront attribuées qui pourront atteindre 2 500 € nets mensuels selon certains critères d’éligibilité. L’objectif n’est pas de récompenser un résultat mais bien de mettre le sportif dans les meilleures conditions pour le réaliser. L’appartenance au programme sera revue régulièrement.

5. L’Agence déploiera également un dispositif « optimisation de la performance » afin de développer des programmes d’accompagnement transverses (recherche scientifique, renforcement de l’encadrement, accompagnement psychologique…) à destination des fédérations, de leurs sportifs et de leurs entraîneurs. Cette approche devra permettre une mise en cohérence globale des programmes et des projets et une mutualisation des travaux pour aller chercher un avantage concurrentiel, progresser durablement et contribuer de manière significative au tableau des médailles, lors des grandes échéances olympiques & paralympiques, mondiales ou européennes.

Plusieurs personnalités qualifiées ont, par ailleurs, été désignées au sein de l’Assemblée générale et du Conseil d’administration de l’Agence nationale du Sport, à l’instar de Tony Estanguet, président du COJO Paris 2024, Olivier Ginon, PDG de GL Events, Rémi Lourdelle (CFDT), représentant l’organisation syndicale la plus représentative de la branche du sport qui comptabilise le plus de salariés tel que prévu dans la convention constitutive de l’Agence, ou encore Stéphane Pallez, PDG de la Française des Jeux.

Enfin, sur proposition du comité d’audit, d’éthique, de déontologie et des rémunérations, le Conseil d’administration a approuvé l’obligation pour chaque administrateur et chaque salarié du GIP de signer une déclaration de prévention contre les conflits d’intérêt.

Dernière mise à jour le 26 juin 2019
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